Jeudi 10 juin 2010
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16:12
Pas de piège à humains comme l’a fait Lucifugus Merklen, dernier Dadaïste, non
loin d’ici à Pleurs dans la Marne.
La BOUCHERIE HUMAINE de Fabien Ansault
est une installation plastique contemporaine, éphémère.
La municipalité de Montbard met en place un programme de réhabilitation de son
patrimoine bâti, comme cette ancienne boucherie désaffectée depuis quelques années, et située à un endroit central de la ville, rue Edmé Piot.
Interpeller l’œil, solliciter les regards, des arrêts, des questionnements, voilà
ce qui a été demandé au plasticien Fabien Ansault, en le chargeant d’investir ce lieu avant sa transformation.
Apercevoir furtivement l’installation plastique et vidéo va fortement interroger
sur l’atroce nécessité du genre humain à perpétuer des massacres au nom de la domination d’êtres humains sur d’autres humains.
La BOUCHERIE HUMAINE de Fabien Ansault
est une installation totalement originale, faite pour surprendre et qui permet à chacun de s’approprier ou se réapproprier un espace urbain délaissé simplement en remarquant son existence à
travers l’existence de l’œuvre proposée.
À l’heure rituelle du « film à la télé », la municipalité de Montbard propose
donc une curiosité artistique « à usages multiples » : art et urbanisme, qui marque plus avant son engagement à développer une politique culturelle ambitieuse de pair avec sa politique
urbaine.
En mettant en application ce qu’a dit très justement Jean Dubuffet
:
« Dans l’art, il faut faire abstraction de toutes les habitudes
»
à partir du 11 Juin
2010
Rue Edmé Piot 21500
MONTBARD.
Pourquoi La BOUCHERIE HUMAINE...
un terme apparu pendant la première guerre mondiale.
devant l’atrocité des douleurs que l’humain est capable d’infliger… devant la capacité de
l’homme à tuer pour dominer… devant tant de moyens pour moderniser sans cesse les techniques de massacre… devant l’imagination sans limites pour déclancher le chaos…
comment dénoncer la guerre ?
Psychologie du sacrilège à l’heure où la télévision sature les temps de cerveau disponible avec
les nouvelles des conflits présents en permanence sur la planète, cette création veut bousculer le regard que l’on porte sur l’ignoble, la tuerie de l’autre, sur ceux qui nous ennuient à faire la
guerre à l’heure des repas.
Dénoncer sans complaisance par la provocation visuelle ce que l’homme a de plus bas comme
qualité : celle du prédateur accompli.
Cette installation apporte la vision décalée et irrévérencieuse dans notre quotidien que
l’horreur est toujours prète à se reproduire, pour faire réfléchir et ne pas répéter à nouveau les « plus jamais ça ! » de l’Histoire.
DADA !